Le portfolio de Guillaume Perret
Ça fait neuf ans qu’il est le photographe officiel des Nuits de Fourvière. Mais Guillaume Perret n’est pas de ceux qui passent un concert l’objectif braqué sur le visage de l’artiste ou sur les instruments de ses musiciens ; lui aime prendre du champ et embrasser, dans un même cliché, la totalité de l’événement qui se déroule devant sa focale.
Après une brève tentative dans la photo de mode, il décide de se spécialiser dans la photo d’architecture, et ce sont les leçons apprises dans ce domaine qu’il applique aujourd’hui pour immortaliser les soirées du festival. Autrement dit : poser son appareil sur pied, trouver un angle qui réunit dans le même cadre le ciel, le public et l’artiste. «Il faut trouver l’harmonie entre ces trois éléments» explique-t-il.
Le festival, pour lui, reste un champ d’expérimentations : c’est ici qu’il a basculé de l’argentique au numérique, et chaque spectacle est pour lui une quête différente : un nouveau point de vue, une nouvelle manière d’éclairer le site, de faire déborder la scène de son cadre… «On peut penser que la photo d’ambiance est toujours un peu la même d’un soir sur l’autre. Après tout, ces pierres sont là depuis des siècles, les spectateurs sont plus ou moins nombreux mais toujours au même endroit et seul l’artiste change. Mais il y a trois jours encore, pour le concert de Laurent Voulzy, j’ai trouvé un nouvel angle, un endroit où je n’étais encore jamais allé, où l’on voit les cailloux, le public, la banderole Fourvière et l’artiste. Et puis il faut être là au bon moment. Il y a 15 jours, pour le concert de Katerine, il y a eu un lâcher de confettis à la fin du spectacle. J’ai attendu trois quarts d’heure ce moment-là, comme un enfant qui s’apprête à ouvrir son cadeau, et j’ai eu trente secondes pour faire une trentaine d’images, en espérant ensuite reproduire ce moment dans un montage… La photographie, c’est forcément arrêter le temps.»
Voici un portfolio de ses photos prises pour cette édition 2007 des Nuits de Fourvière.
De gauche à droite et de haut en bas : 1. 2. Arcade Fire ; 3. Le Cid ; 4. Damien Saez ; 5. 6. « Sévilla » ; 7. Katerine ; 8. Lou Reed « Berlin » ; 9. « Vertiges » ; 10. Arno ; 11. Laurie Anderson ; 12. Requiem de Mozart ; 13. Katerine

