Eclectique Nuit Rock
Nous aurions rêvé de la voir programmée ici, sur la scène des Nuits. Une fois cette mission réussie, nous aurions allumé à la basilique un cierge pour conjurer la malédiction des annulations in extremis de ses concerts. Quel périple haletant cela aurait ensuite été d’assister à un simple concert de cette dernière grande héroïne de la soul musique.
Samedi soir, nous avons accueilli quelque-uns des talents de la nouvelle génération rock. Nouvelle génération qui a rendu à sa manière hommage à AMY WINEHOUSE : quelques mots de la part de KING CHARLES ou une reprise a capella de Black to Black par Olivia Merilahti de THE DO (ensuite tout simplement détonnante dans lors d’une énergique version electro pop de Dust if off).
Et puis au-delà de cet hommage, ils sont venus chacun avec leurs personnalités et leurs talents, tout comme le public. Quel intriguant air de magazine de mode revêtaient hier soir les funiculaires menant les spectateurs au Grand Théâtre. Chapeaux, bijoux, chemisette en jean, chaussures bateau, shorts ultra shorts, lunettes de soleil…. Toute la panoplie des rockeurs modeux s’exposait fièrement en version pop technicolor.
Mais l’indétrônable style de la soirée revient sans conteste à KING CHARLES, jeune talent à mi-chemin entre les attitudes d’Iggy Pop et Prince. Avec son blouson fièrement ouvert dévoilant son toraillant et un pantalon aussi moulant qu’un bas de pyjama XXS, il a certes éveillé les regards. Mais aussi et surtout les ouïes avec ses mélodies où s’étrennent ensemble pop joyeuse et basses vraiment rudes.
Le plus insolite sera cet instant où le Grand Théâtre s’est mué durant le dernier changement de plateau en un improbable dancefloor : qui aurait un jour imaginé tout le public se lever pour danser sur les hymnes des 90′s de Gala, diffusés par surprise par la technique ? L’autre moment inattendu de la soirée fut cette bataille géante. Après le set survitaminé des TWO DOOR CINEMA CLUB, fleuri de toute une flopée de tubes en puissances, quelques dizaines de spectateurs se sont adonnés durant une dizaine de minutes entre fosse et gradins à une vive bataille de coussins. Ceux-ci étant gorgés d’eau par une heure d’averses, il pleuvait alors artificiellement des centaines de gouttelettes dans cette pluie de coussins. Certains sont dignement morts au combat, il ne nous en reste plus que 3 000 jusqu’à samedi…






