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Rencontre avec Pierre Etaix

Impressionnant Pierre Etaix… A peine 80 ans et toujours sur le feu des planches, avec ce même souci de rigueur voire de perfection. De Miousik Papillon, il ne nous a dit que peu de choses. Mais on fait entièrement confiance au label « Etaix » et on s’envole déjà sans crainte vers ce nouveau spectacle.

La rencontre téléphonique était fixée au 15 juin, à 17 heures. A peine une sonnerie et Odile Etaix décroche avec un agréable sourire dans la voix, appelle « Pierre », qui interrompt sans broncher ses répétitions. Place à une quinzaine de minutes, si courtes.

La genèse du spectacle :

« C’est un spectacle de music-hall, de cirque. Depuis l’enfance, j’ai toujours été très attaché à ce milieu. Et surtout, c’est un spectacle populaire, dans le sens le plus noble du terme. Peu importe le milieu social, le music hall s’adresse à tout le monde. Malheureusement, il a disparu. Avant, on trouvait des salles un peu partout à Paris, en province. Aujourd’hui, il n’y a plus que l’Olympia, et encore… Les artistes de variétés peuvent encore trouver des salles à l’étranger, en Allemagne, voire aux Etats Unis. »

Un titre, Miousik Papillon :

« Dans le titre, il y a musique : on retrouve donc dans le spectacle cette musique très vivifiante, le jazz. Il y a un Pierre Triboulet extra, une chanteuse merveilleuse. Et puis aussi un mime, un clown… On pourrait croire que tous les artistes sur scène n’ont rien à faire les uns avec les autres mais au final, le résultat est étonnant. Plutôt que trop le décrire, il faut le découvrir. »

Le travail en équipe :

Pour rappel, dans l’ensemble de sa cinématographie, Pierre Etaix a à chaque fois travaillé avec Jean-Claude Carrière. Dans ces films apparaissent régulièrement les mêmes visages, tel celui de Denise Péronne. Dans Miousik Papillon, Pierre Etaix s’entoure de sa femme, Odile, au chant et de son fils, Marc, à la batterie.

« C’est capital d’être entouré de gens qui savent faire ce dont on a envie, qui peuvent apporter de l’eau au moulin de la création. Il m’est impossible de travailler avec des gens que je n’aime pas. Pour créer, jouer, il faut être heureux de travailler au quotidien. Les comédiens les plus doués ne sont pas forcément les plus aptes à participer à tous les projets. Notamment à la forme particulière que j’affectionne beaucoup et qui est un bonheur de mise en scène, le slapstick (cet humour burlesque du cinéma muet américain dont Buster Keaton fut une des références). »

Le retour sur scène :

« Lorsque j’ai présenté le projet, on m’a tout de suite demandé « avec qui ? « . J’ai répondu que je serai sur scène avec des inconnus. Inconnus que vous n’avez peut-être jamais vu à la télé mais tous talentueux. J’obtenais alors une seule réponse, « oui mais non »… Mon producteur actuel vit en Suisse et m’a pleinement et formidablement ouvert ses bras. La tournée est en cours mais rien n’est encore prévu à Paris. C’est un métier difficile, qui exige beaucoup de travail. Il faut mener le projet de bout en bout, depuis l’écriture jusqu’à la représentation. On répète donc beaucoup. Et ensuite, c’est merveilleux de pouvoir être sur scène et ressentir au plus près les impressions du public qui vous entoure, entendre leurs impressions et leurs rires. Surtout, la société recherche cela, le bonheur, l’humour. J’assite aussi parfois à des projections de Yoyo. Personnellement, je n’ai pas de jugement sur mon travail de jadis. Mais il semble que cela fonctionne encore si je me fie aux rires du public. »

Un retour au cinéma ?

« Si Dieu le veut, volontiers ! Mais il faut trouver un producteur, ce qui ne nous appartient pas pleinement. On me demande souvent ce que j’ai envie de faire. Ceci dit, ce n’est pas aussi simple. Il faut partir de l’écriture d’un scénario et aussi travailler dans la confiance. »

Ce dernier point laisse rêveur : y aura-t-il enfin une suite aux films soignés, mordants et toujours très actuels de Pierre Etaix ? On l’espère. En attendant, il apparaitra dans Le Havre de Aki Kaurismäki.

A très bientôt Monsieur Etaix !

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Une Flûte enchantée ?

Une flûte enchantée… Après en avoir longuement entendu parlé à l’automne dernier à la radio ou dans la presse, j’apprenais en décembre dernier que cette flûte serait parmi nous cet été. Quatre dates programmées à l’Odéon, impossible de la râter et pourtant, je ne pourrai assister à ce spectacle qui faisait partie de mes immanquables…

Alors libre à vous de nous dire, me dire, vous dire entre vous ce que vous avez pensé de ce spectacle de Peter Brook, auréoloé en avril dernier du Molière du meilleur spectacle musical…

Déjà l’an dernier, je n’avais pu pleinement découvrir La Flûte enchantée de l’Orchestre di Piazza Vittorio présentée pourtant pour la seconde fois aux Nuits. Du roman photo en toile de fond, de l’orchestre cosmopolite, de l’audace de ce world-opéra, je n’avais vu que l’étonnante aria de la Reine de la Nuit, alias Petra Magoni (que nous retrouvons le premier juillet dans l’hommage à Nougaro avec son groupe Musica Nuda ). Cette coproduction des Nuits a depuis filé du côté de Barcelone, d’Athènes, Rotterdam, Barhein…

Et moins encore je ne pouvais voir la toute première Flûte présentée aux Nuits de Fourvière. D’ailleurs, quelqu’un parmi les lecteurs et l’équipe des Nuits l’a-t-il déjà vu ? C’était les 13 et 15 juin 1968 à 21h15, du temps où les drôles de fenêtre du musée gallo-romain ne scrutaient pas encore les amphithéâtres. Version classique pour cette Flûte enchantée, dirigée par Hans Wallat et mise en scène par Louis Erlo, juste avant qu’il ne dirige l’Opéra de Lyon. C’est d’ailleurs ce dernier qui jouait la partition de Mozart dans le Grand Théâtre. Nous n’avons que peu d’information sur ce spectacle ; un détour par les archives et la bibliothèque de la Part Dieu s’impose donc pour savoir ce que la presse de l’époque en a dit ou montré.

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la flute enchantée, orchestra di Piazza Vittorio, peter brook, une flûte enchantée
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DERNIERE MINUTE…

Quelques places pour UNE FLUTE ENCHANTEE d’après Wolfgang Amadeus MOZART, librement adapté par Peter Brook, Franck Krawczyk et Marie-Hélène Estienne viennent d’être remises en vente.

Spectacle à 22h. L’accès gradin n’est pas autorisé après le début du spectacle.

RESERVER EN LIGNE

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