J- 8, métamorphose du Grand Théâtre
Peut-être l’omet-on souvent mais sans équipe technique, pas de festival… Au casting cette année, un noyau de 25 personnes, déjà présentes les saisons précédentes, auxquelles s’ajouteront ensuite plusieurs dizaines de techniciens selon les besoins propres à chaque soirée. Et la cadence s’accélère dès à présent puisque le montage s’effectuera jour et nuit, pour garantir une livraison du site aux alentours du 5 juin…
Grand Théâtre, montage de we were horses. Spectacle d’ouverture créé par Carolyn Carlson et Bartabas
En période hors festival, les deux amphithéâtres ne sont ni plus ni moins qu’un « tas de caillou » qu’il faut intégralement réaménager année après année, jamais à l’identique. Depuis le 5 mai, la vie reprend : installation des bureaux dans des algécos ; grésillement des talkies, efficace intranet oral ; ballet d’échelles et d’hommes casqués. Déjà la grande scène est érigée et protégée par son toit qui culmine douze mètres plus haut. Côté Odéon, des rouleaux à longs manches peignent tout de noir les planches tandis qu’au Grand Théâtre se dessine l’espace scénique de la création de Bartabas et Carolyn Carlson, « we were horses ». La scène se prolongera sur une partie du proscenium pour accueillir les cheveaux. D’ailleurs, côté esplanade, sous l’Odéon, l’équipe s’attelle à la construction des écuries pour ces hôtes d’une semaine. Dans le même registre, l’installation du camp pour les Romanes est imminente dans les Jardins de la Visitation et implique de le raccorder à toutes les commodités. La boutique et le bar n’attendent plus qu’à accueillir leurs premiers clients. Le Village prend doucement forme parmi les odorants massifs de lys. Côté cour et jardin, des filets de camouflages recouvrent et dissimulent les futurs coulisses. Du placard s’apprête à ressortir le monte-charge (ou monte « flight » pour les intimes). Anodin ? Pas vraiment : pour la troisième année, il fait encore la fierté de l’équipe technique qui plutôt que porter du bas vers le haut des gradins le matériel a créé sur mesure ce précieux outil. A cette effervescence s’ajoutent sciures, soudures, bricolage, va-et-vient de camions… Le tout sous un soleil radieux, meilleur ami du festival. Espérons qu’il ne nous fasse pas faux bond ni en juin, ni en juillet.



