Quelques heures avant (et après) l’ouverture
23h30 : applaudissements sous la pluie
L’entêtant « we were horses » s’achève déjà, après une heure trente de tournoiements. Hésitant à applaudir pour ne pas effrayer les chevaux, le public se fait un temps discret avant d’acclamer à juste titre les seize danseurs et neufs écuyers. Mais la pluie met fin à l’engouement général : aucun ne rentrera chez soi sans être mouillé, pour ne pas dire lessivé… La magie des Nuits a à nouveau opéré.
21h40 : entrée imminente sur scène
Bartabas ne déroge pas à la tradition : sous les applaudissements, il débarque sur scène sur son engin mécanique afin de réaligner les grains de sable. Et du haut de l’amphithéâtre, on aperçoit en coulisse les chevaux, montés de leur écuyers. A 22h00, la douce voix des Nuits se fait entendre et demande au public d’éteindre téléphones et appareils photos. Le début s’annonce imminent.
20h30 : ouverture des portes
Les portes s’ouvrent à la centaine de spectateurs déjà présents. La plus valeureuse, Odile, est arrivée dès 18h30. En 2008, elle avait vu, au même titre que les autres personnes qui l’entourent, le spectacle « Battuta » du Théâtre Zingaro au Domaine de Lacroix Laval. Parait-il qu’ils n’avaient jamais vu un spectacle aussi intense. Ils sont tous venus si tôt pour obtenir les meilleures places possibles dans l’amphithéâtre et avoir le meilleur point de vue sur cette union entre danseurs et chevaux qu’ils espèrent magique. A 20h31, la voie romaine, qui mène au Grand Théâtre, est noire de monde.
17h30 : arrivée des artistes
Les seize danseurs ont quitté la Presqu’île pour rejoindre les loges du Grand Théâtre, situées sous la scène dans toute sa longueur. Quelques uns commencent leurs échauffements et leurs étirements. Les chevaux ne quitteront les écuries qu’un peu plus tard.
14h35: réunion d’équipe
L’après-midi se poursuit avec une étonnante sérennité. Preuve en est avec une rapide réunion d’équipe détendue où sont notamment abordés les arrivées et départs d’artistes des prochains jours. L’occasion pour la billetterie d’annoncer que la première de I am the wind s’approche du sold-out. Et de penser à une création 2010 des Nuits de Fourvière, De Beaux Lendemains. Un an après sa première à l’Odéon, Emmanuel Meirieu présente ce soir aux Bouffes du Nord « De Beaux Lendemains », en présence de Russel Banks. Trois nouveaux comédiens rejoignent Judith Chemla dans la distribution : Carlo Brandt, Catherine Hiegel, Redjep Mitrovitsa. A découvrir jusqu’au 26 juin 2011.
De midi à 14 heures : le catering
C’est le point névralgique et de rupture de chaque journée pendant deux mois. Pause déjeuner au catering pour toutes les équipes administratives, techniques et celle de Bartabas. Les écuyères feuillettent à voix haute un article : celui de Libération paru ce matin au sujet de we were horses. L’équipe artistique fait un debrief de la répétition de hier soir. Et entre eux, les membres du personnel des Nuits échangent leurs avis sur ce qu’ils ont vu hier.
12h00 : détour vers le Grand Théâtre
Un des privilèges de travailler aux Nuits, c’est peut-être de pouvoir faire une pause à tout moment de la journée dans les gradins vides de l’amphithéâtre. Etre seul et imaginer que dans quelques heures, quelques 2 800 spectateurs feront silence pour assister au spectacle. Sur la scène et en coulisses, quatre hommes armés de pelles et un mini-tracteur labourent le sable noir volcanique. Ce soir, il sera foulé par les chevaux.
Les chevaux, eux, sont du côté des écuries. Certains à l’intérieur, d’autre au dehors, en train de grignoter quelques brins d’herbe. Ou de se préparer pour ce soir. Ils avaient déjà d’élégantes crinières tressées. A présent, les étrilles et bouchons lissent le poil ; leurs sabots sont graissés. Sans doute est-ce le rêve de tous les apprentis écuyers de voir en pleine préparation ces majestueux chevaux de l’Académie du spectacle équestre de Versailles. A savoir que ce spectacle est visible en fin de matinée depuis les grilles de l’esplanade…
11h45 : Du côté du village, deux cents tables pour la soirée de ce soir sont à installer. Les agents de diffusion arment leur bras de sacs débordant de tracts pour promouvoir les prochains spectacles. Et direction France 3 pour Dominique Delorme pour un nouvel entretien. Certains ont fait une halte au salon de coiffure tandis que la gente masculine de la comm’ a ramené sur cintres ses vestes de ville.
10h30 : une demie-heure après sa diffusion à la radio, quelques uns écoutent depuis leur bureau l’interview de Dominique Delorme par France Info.
Ecouter l’interview
10h20 : au bureau, qu’entend-on ?
Le standard téléphonique sonner, encore et encore. Depuis hier déjà, depuis que la presse commence à annoncer dans ses colonnes notre spectacle d’ouverture, we were horses, les appels redoublent. Chacun recherche désespérément quelques places pour ce spectacle complet quatre soirs de suite.
Une heureuse néanmoins : Marie-France. En participant hier à notre jeu concours hier, elle gagne deux places pour le spectacle de ce soir.
Et autre sujet de discussion : bien entendu … la météo. Ciel gris aujourd’hui sur Lyon. On craint à tout moment qu’une goutte, puis deux, puis trois, transpercent les nuages et viennent mouiller la scène. Mais qu’on se rassure : le bulletin de Météo France annonce ce soir un ciel très nuageux, avec une température avoisinant les 20 degrés, rafraichie par quelques brise ventées. Faisons confiance aux sciences inexactes.
10h : la tension monte
Depuis les Berges du Rhône, on aperçoit un tout petit bout d’Odéon, dissimulé là haut, derrière les arbres, le lycée Saint-Just… Bientôt, les soirs de spectacle, on apercevra même depuis le centre de Lyon quelques uns des feux des projecteurs de lumière. D’ici là, en route vers l’ascension de la colline. Pour achever la quête du Saint Nuits, le parcours se mérite : vélo jusqu’au Vieux Lyon puis escalade de la centaine de marches de la montée des Chazeaux. Travailler à Fourvière, c’est sportif. Enfin, à 10h20, la porte du bureau est franchie.
23h30, lundi soir : fin de la générale de we were horses, ouverte à quelques 250 privilégiés.


Une grande déception Un rendez vous manqué entre Bartabas et Carolyn Carlson et surtout une musique de Philipp Glass ,répétitive,lancinante , cauchemardesque,qui m’a empéché d’apprecier pleinement quelques beaux tableaux Le moment le plus sympathique a été celui ou Bartabas , espiègle( ou soucieux du travail bien fait?)a ratissé le sable recouvrant la scène sur son tracteur Une bonne note pour la partenaire privilégiée des Nuits,je veux dire la pluie ,qui a attendu la fin du spectacle pour apparaitre dans le théatre .
Très déçus
Nous avions été enthousiasmés par le dernier spectacle de Bartabas et c’est donc pleins d’espoir que nous nous sommes rendus à Fourvière et nous avons été très déçus, une musique insupportable, des chevaux mal utilisés, des danseurs qui courrent en tout sens le tout dans une ambiance triste et grise.
Bartabas , SVP revenez vers les tziganes pour nous faire passer encore de bons moments